Si tu étais ma maison
J’aurais un costume
Pour te parer
A toutes les saisons
Au Printemps,
Un voile d’oiseau
Et la frange, un ruisseau
Pour l’Été,
Une robe de vignes
Semée de toiles d’araignée
Tu serais là assise
Parmi des pensées veloutées.
J’aurais pour toi à l’Automne
Un parfum de souvenirs
Des joies et des rires
De tous tes enfants
J’aurais des rubis
Montés sur des feuilles
De bronze et d’or,
Et l’Hiver ma mie
J’aurais une lune d’argent
Et un manteau de silence blanc.

texte © Claire Louise Coulombe
Publié dans « En passant par l’Ontario » 1995
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